Les légendes de Lyon
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Les légendes de Lyon

Publié le.

2/4/2022

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Vous croyez connaître l’histoire de Lyon sur le bout des doigts ? Détrompez-vous, vous serez surpris par toutes les légendes qui y existent. Laissez-nous vous en raconter quelques-unes…

Le Mâchecroute, dragon du Rhône

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Source image : Mamaniga

Au Moyen Âge, on racontait que le Rhône était hanté par un terrible dragon responsable des crues du fleuve qui ravageaient tout sur leur passage.

La légende autour de ce monstre est apparue lorsque les Lyonnais cherchaient à trouver une explication aux inondations qui mettaient en péril leurs habitations et leurs terres. Ainsi, ce dragon dormait sous le pont de la Guillotière et se réveillait pour tout détruire dès qu’il avait faim ou que des bateaux le mettaient en colère. Dans ces moments de colère, le Mâchecroute saccageait tout ce qui l’entourait, ne laissant de chance à personne.

Un beau jour, les Lyonnais décidèrent que ça en était trop et que la peur de ce monstre devait cesser. Durant le carnaval, de nombreuses effigies du dragon furent brandies pour le faire fuir. Mais cela ne suffit pas car de terribles crues détruisirent de nouveau toute la vallée du Rhône en 1856. Par la suite, une loi obligea les villes à construire des digues afin de se protéger des crues. C’est ainsi que le Mâchecroute cessa de terrasser les Lyonnais et il sommeille depuis ce temps sous le pont de la Guillotière.

Le musée des Beaux-Arts ou l’abbaye hantée

Source image : Lyon MBA

Tout Lyonnais qui se respecte a déjà mis un pied au musée des Beaux-Arts. Mais connaissez-vous vraiment la légende qui se cache entre ces murs ?

L’histoire que nous allons vous raconter remonte à l’an 1506. À cette époque, à la place du musée se trouvait l’abbaye Saint-Pierre-les-Nonnains, alias l’abbaye de la débauche et du péché. Et si vous ne comprenez pas bien ces derniers mots, c’est très simple : les nonnes qui y vivaient s’en donnaient à coeur joie et la chasteté ne faisait vraisemblablement pas partie de leur vocabulaire. Elles recevaient à toute heure des hommes avides de relations sexuelles et organisaient des fêtes où l’alcool coulait à flot (« abbaye de la débauche » c’était presque un euphémisme).

Mais les mœurs légères des nonnes attiraient les foudres de l’Église ainsi que celles du roi Louis XII et de son épouse Anne de Bretagne. En 1516, celles qui avaient péché furent expulsées du couvent et ce fut notamment le cas d’Alice de Theizé (ou Alix selon les historiens), la plus dévergondée de toutes. Elle fut envoyée dans un autre couvent où elle mourut dans d’atroces souffrances en 1524. C’est à ce moment-là que l’histoire se pimente. Le fantôme d’Alice serait venu hanter l’abbaye, redevenue un lieu de tranquillité, et embêter ses anciennes camarades (notamment son amante, Antoinette, qui finit totalement possédée). D’ailleurs, la légende raconte qu’Alice hante toujours le musée… À bon entendeur.

La montée du Gourguillon et la coulée de sang

Nous terminerons le récit de ces légendes avec la plus sanglante, celle de la montée du Gourguillon. Petit aparté géographique : cette montée située dans le Vieux Lyon relie les actuels quartiers de Saint-Jean et Saint-Just. Mais reprenons notre histoire. Il y a fort longtemps, Lyon (ou Lugdunum) était une colonie romaine.  À l’époque, le christiannisme n’étant pas une religion reconnue par les romains, ceux-ci n’hésitaient pas à lancer de nombreuses persécutions contre les chrétiens gaulois. En 177 notamment, ces persécutions étaient si violentes qu’on raconte que le sang coulait à flot le long des rues de cette montée. Une légende qui nous glace le sang…

Source image principale : Musée de l'histoire de Lyon

Julie

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