ICTYOS : la start-up lyonnaise qui produit du cuir marin en recyclant les peaux de poissons à sushis
Actualité lyonnaise

ICTYOS : la start-up lyonnaise qui produit du cuir marin en recyclant les peaux de poissons à sushis

Publié le.

14/7/2020

Du cuir de poisson ? Ils sont fous ces gaulois !

Et pourtant, c’est devant une carte de restaurant affichant agneau, veau, vache… et poissons que Benjamin se pose cette même question, qui va être à l’origine d’une belle aventure. L’idée semble folle mais prend forme rapidement. C’est dans le garage des parents de son ami Gauthier que le test initial est effectué. Quelques semaines plus tard, le premier cuir marin fait maison fait son apparition à base de peaux de saumon récupérées dans les restaurants japonais. Aujourd’hui, les deux amis, sont à l’origine d’ICTYOS, “une tannerie éco-responsable innovante, implantée à LYON, qui réalise des cuirs marins de haute qualité dans une démarche éthique, à partir des peaux de poissons issues de l’agroalimentaire et initialement vouées à la destruction.” Rien que ça !

Deux amis avec la même envie de s’engager

Deux amis, Benjamin et Gauthier, empochent leur diplôme d’ingénieur chimiste. C’est là que l’histoire commence. Tous les deux animés par l’envie de donner un sens à ce qu’ils font, ils se lancent dans la création d’un projet commun, avec la même vision du monde. C’est en cherchant un porte-monnaie original, loin des cuirs bestiaux, puis en lisant la carte d’un restaurant avec les même animaux, que l’idée du cuir de poisson émerge dans la tête de Benjamin. La suite de l’histoire, vous la connaissez !

Un univers extraordinaire

Le Squama (cuir de saumon écaillé de haute facture), le cuir d’esturgeon, le cuir de carpe...sont autant de produits d’exceptions qui font la richesse et la diversité du cuir d’ICTYOS. D’autant plus que chaque cuir se décline en plusieurs couleurs, se métallise, se brille, se mat ou encore se dégrade. Avec tant de diversité, on comprend mieux pourquoi ICTYOS répond à la fois à la demande des horlogers, des maroquineries ou encore des marques de chaussures. Et sur le site, Il n’y a aucun minimum d’achat, vous pouvez acheter un seul cuir de poisson. Par exemple, pour un cuir Squama métallisé argent (4dm2) vous en aurez pour 32 euros. A vous de jouer ! Il y en a pour tous les goûts et promis ça ne sent pas le poisson, ça sent le cuir !

Le cuir de saumon @ ICTYOS.com

Une marque, des engagements

La production est made in France, et plus précisément made in Lyon, car les cuirs marins sont tannés au sein du Centre Technique du Cuir à Lyon. Et c’est pas fini, ICTYOS sélectionne tous ses fournisseurs de peaux en France et le plus proche possible de la tannerie lyonnaise dans un souci de traçabilité et de transparence. De plus, sont seulement selectionnées les peaux de poissons élevés dans des conditions exemplaires, bien loin des cuirs exotiques comme le cuir de serpent ou de crocodile par exemple.

Le tannage est végétal, sans sels de chrome. Petit point culture : le tannage consiste à transformer une peau animale en cuir. Cette étape est possible grâce à des tanins qui peuvent être d’origine végétale, organique ou minérale. ​Chez ICTYOS, ils utilisent alors un maximum de ressources renouvelables comme des extraits de végétaux. Les connaisseurs diront que le tannage végétal consomme beaucoup d’eau, VRAI ! Mais de nouvelles techniques permettent aujourd'hui de recycler la quasi-totalité de l'eau utilisée afin d'en limiter la consommation et, de plus, les restes de cette opération sont des substances naturelles biodégradables.

Une valorisation des peaux de poissons. En effet, 50 000 tonnes de déchets de poissons sont produites chaque année en France. Une grande partie de ces détritus est directement jetée à la poubelle. Dans une logique d’éco-circularité, ICTYOS valorise des peaux de poissons en cuir tout en donnant du sens à notre consommation.

Mais comment ça marche ?

Chaque semaine, les deux fondateurs d’ICTYOS récupèrent des bacs de peaux de poissons dans les restaurants japonais lyonnais qui utilisent le poisson pour la préparation de sushis. C’est ainsi environ 5 tonnes de peaux de poissons qui sont récupérés chaque année. Chaque peau est travaillée pendant 2 semaines avant de devenir du cuir. Le cuir est ensuite vendu entre 30 et 40 euros principalement à des maroquineries, horlogers et marques de chaussures.

Juste WAOUW ! Maintenant, apprenez-en encore plus sur le site internet de la toute jeune start-up.

Et pour rester dans le domaine de l’éco-responsable, (re)découvrez avec nous le label Green Food, qui oeuvre pour le développement de restaurants plus responsables et respectueux de l’environnement.

Crédits : conseilnationalducuir.org

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