
en 2017
6 éditions
Nos tests de 2010 à 2017, le plus récent d’abord. On ne réécrit pas les anciens : ils disent aussi ce que l’adresse a été.
- 2017
Le Carron est petit mais cosy, feutré et intimiste. Notre homme fait d'un rencard deux coups. Les deux femmes, après avoir opté pour le foie gras et les ravioles de cèpes accompagnées d'un verre de Tariquet, semblent plus qu'à l'aise. Avec ses gambas et sa pièce de boeuf, lui aussi a tout pour plaire. Son double coup semble finalement assuré avec l'arrivée du bien-nommé fondant « le redoutable ». Quel plan adroit !
Coup de gueuleUn service sans sourire
- 2016
Le Petit Carron n’a de petit que le nom. Le chef propose dans ce décor qui rappelle la Belle Époque un saumon fumé revisité façon sushi ou une pièce de bœuf imposante avec une sauce aux morilles. Mais si les habitués viennent et reviennent, ce n’est pas vraiment pour l’accueil parfois un peu froid et convenu mais pour les desserts. Le Redoutable, ce moelleux au chocolat parfaitement coulant, porte bien son nom : avec son coulis au caramel beurre salé, on repart totalement désarçonné.
- 2015
La Belle Époque s’offre à nous. Avec son regard doux et rassurant, mon rendez-vous galant a tapé fort ce soir. Il est d’un romantisme... Je me sens bien avec lui, conquise et rassasiée. Mon gentleman ? Non pas du tout ! Je vous parle du Petit Carron. Il me régale avec des gambas à la plancha et un coulant au chocolat en dessert. Les notes de jazz finissent de me convaincre : je crois que je suis amoureuse.
- 2012
Ce que j'aime au Petit Carron, c'est son atmosphère, faite de Jazz, d'intimité et de rouge. Rouge ? Le rouge des murs, tout d'abord, envoûtant et déroutant. Vient ensuite le rouge du plaisir, créé par la qualité des viandes et du poisson. C'est aussi le rouge de l'ardeur d'un service irréprochable. Enfin et surtout, il s'agit de la couleur du péché, celle de la gourmandise face aux desserts. Une seule ombre dans ce monde vermeille : les accompagnements auraient pu être plus sophistiqués.
- 2011
Ce soir, j’emmène ma femme au restaurant. Malheureusement, sa voix m’est insupportable alors je vais au Petit Carron où je peux prêter l'oreille à la musique jazzy plutôt qu’à sa voix stridente. De toute manière, elle parle peu, trop occupée à déguster son délicieux capuccino de tomates et écrevisses. Et quand elle a fini de savourer son trio de crèmes brûlées, je porte son attention sur le cadre travaillé et le bar en bois noir élégant. Son silence est d’or, et ce restaurant m’est précieux.
- 2010
Le Petit Carron, ou la nana inconnue d’un lendemain de soirée. Arrivé devant elle, tu te dis « Ouah ! Elle en jette avec sa déco rouge tendance et ses lustres au plafond ! » Tu t’assieds, tu mates sa carte, elle a l’air bonne. Elle t’en met plein la vue, mais son tartare de thon rouge et son escalope de ris de veau aux écrevisses embrassent mal. Tu continues quand même ta soirée avec, mais au réveil, tu la trouves moche et elle s’est barrée avec tout ton fric.
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