Becde Jazz

en 2020
9 éditions
Nos tests de 2012 à 2020, le plus récent d’abord. On ne réécrit pas les anciens : ils disent aussi ce que l’adresse a été.
- 2020Très bien
J’arrive un peu tôt au Bec ce soir. Derrière le hublot, la cale se meuble progressivement de danseurs de twist, la clope au bec. Enfin ma terre mère. Je m’essaye au rock, je donne de l’épaule, je transpire toutes ces tensions accumulées sur la terre ferme. Le punch frappe. Une fois sur le pont, j’inspire un bon coup. Comme dirait M. Yaffa, « La piraterie n’est jamais finie. ».
Coup de cœurL'ambiance unique du dancefloor
- 2019Très bien
Tout le monde, tout le monde, tout le monde veut venir au Bec. Écouter Tchangodei le patron pianoter du jazz, boire du rhum dans des gobelets en plastique. Se déhancher avec Toulouse, Berlioz et la serveuse bout-en-train pendant qu’O’Malley et Duchesse se galochent sur le banc. S’encanailler avec les vieux chats de gouttière qui miaulent au comptoir, du pirate au bel Aristocat. Alléluyeah ! Alléluyeah ! Tout le monde veut venir au Bec !
Coup de gueuleLes accords de moins en moins justes au fur et à mesure que le taux d'alcolémie du patron augmente.
- 2018RPPP
Baskets aux pieds, Capucine file au Bec sur les coups de 3h quand les zazous fanfaronnent. Passage au bar (vraiment) obligatoire même si la bière est mauvaise. Agacée, elle tire 5 € de son clutch et exige son philtre. Plus haut, la piste est bondée, collante et glissante ; l’air est moite. Elle y passe ses nuits sans dormir, le planteur gâche son bel avenir mais pas de groupie pour le pianiste. Les cordes du piano résonnent, elle swingue avec envie. Je la prends par la main, une valse et puis s’en va.
- 2017RPPP
Au Petit Paumé, comme tous les djeuns, on commence le week-end le jeudi. « De toute façon, Lyon c'est mort le jeudi soir » se plaint Rayane, blasé. Mais non ! On monte au Bec et nous voilà dans les années folles ! Une parenthèse intemporelle où se mêlent tous les âges, tous les styles, tous les degrés d'alcoolémie. On s'y laisse emporter par des sons twists comme jazzy en sirotant un délicieux punch maison. Un classique de la nuit lyonnaise mais surtout, un voyage dans le temps que l'on oublie jamais !
Coup de cœurLe proprio qui rejoint souvent la soirée
Coup de gueuleLe videur, qu'on ne risque pas d'oublier non plus
- 2016RPPP
2016 après Jésus-Christ. Lyon est sous le joug de la musique électronique. Rythme répétitif et clubs mainstream envahissent la ville. Alors que le peuple se perd dans cette uniformisation forcée, un groupe de mélomanes défend sa liberté. Ils se retrouvent la nuit, dans leur repaire des pentes de la Croix-Rousse pour danser sur du jazz jusqu'au petit matin. L'odeur d'encens flotte dans l'air, le punch étanche les soifs les plus tenaces, les corps se libèrent, la nuit vit.
Coup de cœurL'ambiance rétro
Coup de gueuleLes videurs ne sont pas toujours aussi jazzy
- 2015RPPP
Ennemi public numéro un de l’autre côté de l’Atlantique, Al Capone est venu se réfugier à Lyon. Mais même en pleine cavale, pas question de lever le pied sur sa trépidante vie nocturne. Dès minuit et jusqu’à l’aube, il s’infiltre donc au Bec de Jazz. Dans ce bar underground des Pentes, il se mêle aux fêtards éméchés qui dansent le twist et le boogie-woogie sur des airs de jazz endiablés. Notre gentleman gangster a trouvé ici son nouveau QG, digne des speakeasies de Chicago les plus déjantés.
Coup de cœurL'ambiance unique des années folles !
- 2014RPPP
Le jazz, symbole de la lutte contre la Prohibition. Un bar qui n’ouvre que tard dans la nuit. Un public de connaisseurs, prêt à danser sur les musiques les plus folles. Que du grand classique. Un tourbillon enivrant. Les consos sont peut-être un peu chères, mais l’ambiance est unique. Jazz, piano, vieux rock : les styles s’enchaînent dans la salle de l’étage au cachet si spécial. Même Johnny Guignoli s’y produit. Un établissement qui ne doit pas fermer, ou la nuit lyonnaise perdra de sa folie.
Coup de cœurL’ambiance délurée sur la piste de danse
- 2013RPPP
Ah, les années 40… Les posters de Billie Holiday, les nuits interminables dans les caves de jazz avec Duke et Gillespie, la frénésie des concerts et les jeunes filles se déhanchant extatiquement ! Tous étaient là : la rebelle, l’excentrique, et bien sûr, l’éternel dragueur. Tendres instants où le temps était comme suspendu – tout comme la chaussette perchée à côté des lampions. Le jazz ici n’a pas pris une ride… Et les habitués de ce bar ne sont pas prêts de le laisser vieillir.
- 2012
Les oiseaux nocturnes lyonnais un peu décalés (comme tout oiseau nocturne qui se respecte) fréquentent tous ce lieu déjanté et alternatif qui ne vit que tard dans la nuit. Pas besoin de champignons magiques pour entrer dans un univers halluciné aux danses dionysiaques où le patron allumé mène la ronde sur son piano. Un bar qui n'est pas pour tout le monde, à réserver aux vrais de vrai.
Coup de cœurUn des rares lieux où l’on peut danser le rock & roll
Coup de gueuleLe prix des consommations
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