LeSaint Vincent

en 2012
3 éditions
Nos tests de 2010 à 2012, le plus récent d’abord. On ne réécrit pas les anciens : ils disent aussi ce que l’adresse a été.
- 2012
Nous sommes allées au Saint Vincent pour se raconter nos petits potins entre copines. Le menu était écrit sur un grand miroir devant lequel on riait comme des gamines. Le foie gras fait maison et le gratin de ravioles, puis le magret de canard au miel et le poulet aux épices n’ont pas eu raison de notre gourmandise. On a donc craqué pour les desserts classiques mais néanmoins raffinés. Avec les filles, on s’est rendu compte que les bons produits, ça change tout !
- 2011
Vincent n’avait pourtant rien d’un Saint. Prêchant la gourmandise, il ne cessait de nous tenter avec ses quenelles à la sauce Nantua. Dans sa petite chapelle en pierre sans prétention, cet ange déchu nous régalait de sa terrine de foie gras bénie des dieux. Il nous convertissait à une nouvelle hérésie : le bœuf bourguignon chemisé d’une jardinière de légumes. Ses tarifs, cependant, eux, restaient dans les rangs. À défaut du paradis, Vincent a su créer un lieu d’enfer.
- 2010RPPP
Attablé sur la terrasse en bois, j’admire le ciel parsemé d’ampoules géantes en guise de lampions. Mes yeux brillent de bonheur en savourant la terrine de Saint-Jacques si crémeuse. Face à mon hésitation entre le lapin à la moutarde goûteux et la quenelle sauce nantua alléchante, la serveuse m’illumine de son savoir. La salade de fraises termine le feu d’artifice. Alors qu’un éclair surgit, le rapatriement à l’intérieur se fait avec une efficacité étincelante. Le Saint Vincent n’est pas un illuminé mais bien un auréolé.
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