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Saga#1 Un peu d’Histoire

Manger un bout

le 19/02/2015

Si l’on pense aujourd’hui à des figures masculines quand on parle de cuisine lyonnaise, on oublie le célèbre adage : derrière chaque grand homme, se cache une femme.

Et oui, les femmes sont à l’origine de la renommée de la gastronomie lyonnaise. Au début du XXe siècle, un grand nombre de cuisinières de grandes familles quittent le foyer, se mettent à leur compte et ouvrent leur propre restaurant. Autrefois réservé à quelques riches, la cuisine bourgeoise se démocratise. Elle évolue d’ailleurs, mélangeant habilement mets raffinés et recettes populaires. Certes ce phénomène se retrouve déjà au XIXe, voire même XVIIIe siècle, mais, à l’image de la Mère Guy et de son fameux matelote d’anguille,  les Mères lyonnaises font figure d’exception à l’époque. En 1920 c’est différent: le phénomène est généralisé. Il s’accentue d’avantage avec la crise de 1929, les familles aisées se débarrassent de leur cuisinière. L’essor du tourisme et des critiques gastronomiques font de l’entre deux-guerres l’âge d’or des Mères lyonnaises. Elisa Blanc, la Mère Blanc et son poulet aux morilles, est considérée comme la meilleure cuisinière du monde ; la Mère Brazier est la première femme à obtenir trois étoiles au guide Michelin ; de toute la France, on vient à la Voûte chez la Mère Léa déguster le tablier de sapeur et le gratin de macaronis…

 

Aujourd’hui encore l’héritage des Mères est au cœur de la cuisine lyonnaise. Si la plupart de leurs restaurants ont été repris par des hommes, derrière les plus grands chefs - Paul Bocuse ou George Blanc pour ne pas les citer- se cache une Mère. Voici leur héritage:

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