Rencontre avec Orbiane, créatrice de Superposition

La vie au Petit Paumé

le 06/02/2018

Ce matin on a rencontré Orbiane dans les locaux de SITIO pour lui poser quelques questions ! 

  • Coucou Orbiane ! Pour commencer, est-ce que tu peux nous raconter un peu l’histoire de Superposition et de la création de SITIO ?

    Superposition est né d’une volonté commune de fédérer autour de l’art urbain et de promouvoir les artistes émergents. On est partis d’un constat très simple : le manque de visibilité des artistes qui cherchent à se lancer et un manque de médiation auprès du public aussi. Parce que parfois le commun des mortels a une vision un peu négative du street art qui est souvent confondue avec le vandal. Donc il y avait une volonté de vraiment expliquer ces choses-là au public, de mettre en avant les artistes et de démocratiser l’art, ça c’était vraiment le point de départ. On avait aussi envie de mettre des couleurs dans Lyon. Il y a beaucoup de capitales européennes qui ont pris le tournant du street art : Lisbonne par exemple, même Marseille est bien plus colorée que Lyon et on trouvait ça un petit peu triste. On voulait mettre des couleurs dans Lyon et offrir aux artistes la possibilité de s’exprimer librement et de manière légale.

  • Et du coup, la création de SITIO ?

    SITIO c’est une évolution logique de notre démarche. On avait commencé par faire de l’évènementiel dans la rue. Il y a toujours ce débat de savoir si le street art a sa place dans les galeries ou doit rester dans la rue. Pour moi, les deux. Clairement. C’est pour ça qu’on avait commencé avec la galerie rue Longue où les artistes refaisaient toute la rue et exposaient à l’intérieur. Ça faisait un  petit moment que je cherchais un nouveau lieu qui pouvait accueillir nos équipes, nos expositions mais aussi d’autres initiatives culturelles. Par exemple pendant l’Urban Art Jungle Festival on met en avant l’art plastique mais aussi différents types d’art : la danse, le théâtre, la musique, la création textile. On avait envie d’élargir notre prisme d’action et d’offrir un lieu qui soit vraiment ouvert à tous. Ce n’était pas possible avec la galerie qui était bien plus petite. On a aussi envie de faire des projections, des conférences des ateliers. On a amorcé la chose avec notre évènement “Goodbye rue Longue”. Un endroit dynamique, constamment ouvert au public, où on peut se poser, boire un verre, un lieu qui soit là pour la promotion des cultures urbaines dans le sens générique du terme. On a flashé sur ce lieu, on a remonté nos manches, on a fait les travaux nous-même.

  • Quelle est ta relation avec la ville de Lyon ?

    Moi je suis née à Annecy. J’ai beaucoup voyagé pendant mon cursus scolaire : j’ai fait tous mes stages à l’étranger, trois semestres à l’étranger entre les États-Unis, l’Australie, l’Angleterre, la Chine. J’avais cette curiosité d’aller explorer le monde avant de me poser quelque part. Et c’est naturellement que je me suis retrouvée ici. Mon école était située à Lyon. Lyon c’est une ville que j’adore, c’est une ville que je trouve intelligente, dans le sens où sa taille est humaine et de la densité culturelle qu’il y a autour de cette ville. Il y a vraiment une fibre entrepreneuriale, une fibre culturelle, qui je trouve sont plus intéressantes que dans d’autres villes. Au début je voulais vraiment travailler à l’étranger mais quand on a monté Superposition, j’ai vu l’intérêt de la démarche, je suis passionnée par ce projet sur le long-terme. J’ai quitté mon travail pour Superposition mais c’est tellement chouette de se lever le matin et de se dire “c’est génial ce qu’on fait”. On adore ce qu’on fait et ça n’a pas de prix.

    Le milieu artistique est hyper stimulant personnellement. On rencontre des personnalités complètement différentes, c’est des personnages. C’est très inspirant aussi. Je n’ai pas fait une formation dans le milieu de l’art, loin de là, je n’ai pas honte de le dire mais c’est pas grave, c’est un challenge et on le relève tous les jours. Il y a une curiosité commune de la part de l’équipe et une implication qui est vraiment intense quoi.

  • Tu peux nous parler justement de ta rencontre avec Poter ?

    Poter on l’a rencontré hyper tôt dans notre histoire. Le premier store qu’il a fait avec nous c’était rue Longue, avant qu’on ouvre la galerie. On n’avait déjà les autorisations pour faire les fresques dans la rue Longue avant d’avoir la galerie. Donc ça c’était en été 2016, on l’avait invité à repeindre une porte de garage. On est restés en contact, il a participé à l’Urban Art Jungle I. Simon c’est quelqu’un avec qui on échange régulièrement et ça faisait un petit moment qu’on envisageait de l’exposer. On est très contents d’avoir présenté Poter pour notre inauguration. Il a pris des parties prix dans la présentation de ses oeuvres, des techniques qu’on avait jamais vues avant, sur les volumes en bois par exemple. Il a pris possession du lieu et l’a interprété comme il le souhaitait. Il savait très très bien ce qu’il voulait et on lui a dit “Éclate-toi !”

  • Quels sont tes endroits RPPP ?

    J’adore aller flâner au MAC évidemment. J’adore aller manger au Petit Grain, c’est un restaurant vietnamien génial, il est trop cool le mec, c’est trop bon et c’est pas cher. Capsule pour me trémousser, la Diskret dans les pentes. SITIO évidemment où on va pouvoir danser bientôt. Le Parc de la Ceriseraie pour me ballader. Le Bric à Brac pour les fringues pas chères et inédites. La galerie de Françoise Besson et Slika pour l’art urbain.

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