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Métronome de la Ligne A - l'histoire derrière le nom des stations de métro lyonnaises (2/2)

Histoire de Lyon

le 17/02/2019

Bon, les petits paumés, nous vous avons laissé sur un cliffhanger de malade avec notre premier article Métronome de la ligne A – partie 1, et il est temps de découvrir ce qui se cache derrière les 7 autres noms des stations de notre chère ligne A.

 

  • Masséna :

     

    Les Lyonnais bonapartistes savent de qui il s’agit. Masséna, aussi connu sous le sobriquet de « l’enfant chéri de la victoire » fut l’un des plus grands généraux de la Révolution et de l’Empire. Il lie son destin à celui du futur empereur lors de la campagne d’Italie de 1796, durant laquelle il contribue de façon décisive aux batailles de Rivoli à celle du pont d’Arcole. Il sera élevé à la dignité de maréchal d’Empire en 1804.

     

     

    andré masséna portrait

     

    Portrait du maréchal Masséna.

     

    La petite phrase bien sentie du général Masséna avant la bataille de Rivoli :

     

    « Camarades, vous avez devant vous 4 000 jeunes hommes issus des familles les plus riches de Vienne. Ils sont arrivés à Bassano par le service postal. Je vous recommande ces dandys ».

     

    Foch :

     

    Encore un maréchal ! Un siècle plus tard, c’est le général Foch qui rentrera dans l’Histoire de France grâce à ses exploits militaires. Cette fois-ci, ce n’est pas contre les Autrichiens, mais contre nos amis les schleus que s’illustre ce nouvel héros français. En 1914, alors que l’armée française est en pleine déroute et que les Allemands s’approchent dangereusement de Paris, il est nommé général de la IXème armée et participe à l’organisation de la contre-attaque victorieuse de la Marne. Pas connu pour son attentisme, il aurait eu ces mots restés célèbres juste avant la bataille de la Marne :

    « Pressé fortement sur ma droite, mon centre cède, impossible de me mouvoir, situation excellente, j’attaque ! »

     

     

    maréchal Foch

     

    Portrait du maréchal Foch.

     

     

     

    Hotel de ville – Louis Pradel :

     

    Louis Pradel, y a-t-il un maire plus emblématique de sa ville ? A la tête de Lyon de 1957 à 1976, il s’est consacré entièrement à sa ville et uniquement à sa ville. Surnommé « Monsieur Béton » par certain, il a été à l’origine de nombreux projets qui ont profondément transformé la ville de Lyon : le métro, le quartier de la Part-Dieu, le palais des Congrès, le musée gallo-romain de Fourvière etc. Il aimait tellement détruire pour mieux construire, qu’il a même voulu raser le quartier de la renaissance du Vieux-Lyon pour y construire une autoroute. Faut dire qu’à l’époque, ce quartier était en ruine et malfamé, rien à voir avec aujourd’hui, où l’on y trouve avant tout des bouchons et des Chinois.

     

     

    louis pradel et pompidou

     

    Louis Pradel qui explique à Georges Pompidou les transformations qu'il est en train d'accomplir au sein de la ville de Lyon.

     

     

     

    Cordeliers :

     

    Le nom vient du couvent des Cordeliers qui a existé à cet emplacement du XIIIème siècle jusqu’à la Révolution. Les Cordeliers étaient au Moyen-Age une des branches de l’ordre franciscain. Cette dernière était réputée pour sa stricte observance des règles établies par saint François d’Assise. En signe distinctif, les fidèles de cet ordre arboraient un froc gris de laine et une corde autour de la taille, d’où : les cordeliers.

     

    cordelier

     

    Un cordelier dans son habit.

     

     

    Bellecour :

     

    La plus grande place de notre ville s’appelle Bellecour, parce que c’était au XIIème siècle un beau jardin qui appartenait à l’archevêque de Lyon. Mais, me direz-vous, quel est le rapport entre un jardin et une cour ? Comment passe-t-on d’un beau jardin à une belle cour ? Bellecour vient en fait du latin « bella curtis » qui veut dire « beau jardin », expression qui désignait à l’époque les beaux jardins de l’archevêque de Lyon.

     

    Mais avant de se nommer ainsi, notre place a porté plus d’un nom ! Lorsqu’elle devint une place publique en 1715, elle fut d’abord nommée « place Royale », puis place « Louis-le-Grand » jusqu’à la Révolution. Elle porta ensuite successivement les noms de « place de la Fédération », « place Bonaparte » puis « place Napoléon » puis rebelote « place Louis-le-Grand » en 1814. C’est seulement sous la Troisième République qu’elle prit finalement le nom de « place Bellecour ». Et même celui-ci, elle le perdit pendant un temps. De 1940 à 1944, la place Bellecour fut ainsi nommée « place du Maréchal Pétain », avant de retrouver son vrai nom à la Libération. Bref, les noms de notre place ont évolué en même temps que l’histoire de notre pays, et cela n’est peut-être pas fini. Peut-être sera-t-elle bientôt renommée « place des Gilets Jaunes », qui sait ?

     

     

    bellecour avant la révolution

    Bellecour avant la Révolution.

     

     

     

    Ampère :

     

    André-Marie Ampère, est né à Lyon en 1775. Il est probablement l’un des hommes les plus intelligents qu’ait vu naître cette ville : mathématicien, physicien, chimiste, philosophe. Rien ne l’arrêtait. Il n’était pas franciscain, et pourtant il avait plus d’une corde à son arc. Il est en particulier connu pour avoir donné son nom à l’unité de mesure de l’intensité d’un courant électrique : l’ampère.

     

     

    C'était vraiment une tête d'ampoule Ampère !

     

     

    Perrache :

     

    Michel Perrache était un sculpteur lyonnais du XVIIIème siècle. Parti se former à Anvers et en Italie, il est ensuite revenu à Lyon pour orner de ses ouvrages les jardins et les églises de la ville. On peut encore retrouver certaines de ses oeuvres aujourd’hui dans Lyon, comme par exemple  La Vierge de l’église Saint-Polycarpe de Lyon ou le bas-relief Les Apôtres au tombeau de la Vierge de l’église Saint-Nizier.

     

    bas relief de Saint Nizier

     

    le bas-relief Les Apôtres au tombeau de la Vierge de l’église Saint-Nizier.

     

     

    Terminus, c’est tout pour la ligne A, mais on se revoit bientôt !

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