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Les plus grandes muses lyonnaises

Histoire de Lyon

le 02/04/2018

Lyon a mis au monde de bien jolies femmes à travers les siècles, qui ont su inspiré, intellectuellement et artisitquement, les hommes qui en ont souvent tiré les mérites.

  • Louise Labé, la muse mystérieuse, a-t-elle seulement existé ? (1524 - 1566)

    Il plane un mystère autour de la personne de Louise Labé. Son existence a souvent été discutée au cours des années. Louise Labé ou la Belle cordelière. Femme instruite ou courtisane sans grande envergure ?

    Ceux qui soutiennent la thèse de sa non-existence racontent que son nom viendrait du surnom d'une prostituée lyonnaise « La Belle Louise ».

    Toujours est-il que Louise Labé fut une grande poétesse membre de l’Ecole lyonnaise aux côtés de Maurice Scène. Elle a elle-même inspiré d'autres poètes tels que Jean de Tournes qui écrit dans ses Opuscules, un texte à la louange de la jeune femme.

  • Julie de Lespinasse, l’amoureuse (1732-1776)

     

    Née le 9 novembre 1732 à Lyon, la belle Julie joue de ses charmes dans le salon de sa tante qui réunit tous les intellectuels de son temps. Elle séduit les assidus qui finissent toujours par la suivre dans sa petite chambre, juste au-dessus dudit salon. Pas folle la mouche. Elle en devient l’égérie des Encyclopédistes.

    Elle se marie mais elle ne s’amourache pas de n’importe qui puisqu’elle fait du marquis de Mora son amant.

    Julie l’amoureuse ne supporte pas lorsque son amour n’est pas partagé et l’indifférence de son amant le colonel de Guibert lui brise le coeur.

    “Il n’y a qu’une chose qui résiste c’est la passion, et c’est celle de l’amour, car toutes les autres resteraient sans réplique”

  • Madame Récamier, la mondaine (1777-1849)

     

    À ses vingt ans, la jeune lyonnaise quitte sa ville natale et commence sa vie mondaine dans la capitale, tenant un salon qui devient bientôt le rendez-vous d'une société choisie. Une vraie influenceuse de son temps.  Figure clé de l’opposition au régime de Napoléon, elle a l'obligation de s'éloigner de Paris par ordre de la police impériale.

    À Rome, elle inspire le sculpteur Canova en 1813 qui réalise deux bustes de sa personne. Suite à l’abdication de Napoléon, elle rentre à Paris et reprend ses réunions mondaines au cours desquelles se succèdent des personnalités françaises ou étrangères. C’est à cette occasion qu’elle rencontre Chateaubriand qu’elle ne quittera plus jusqu’à la fin de sa vie.

    La multiplicité de tableaux, de dessins et de sculptures qui la représentent montrent que Madame Récamier aura été une des plus belles muses lyonnaises de son époque.

     

     

     

  • France Pejot, la muse résistante (1914-2010)

     

    On dit que France Pejot a inspiré les mélodies de Maurice Jarre, avec qui elle est restée mariée durant cinq années. Heureusement, France n’est pas qu’une inspiration artistique.

    Véritable muse de la nation, France Pejot rejoint le mouvement de résistance Franc-Tireur comme agent de liaison en janvier 1942. Puis elle devient la secrétaire de Jean-Pierre Lévy, chef du mouvement, à qui elle évite d'être arrêté en 1942. Elle est arrêtée en octobre 1942 par la police française qui l'emprisonne jusqu'en février 1943 à la prison Saint-Joseph de Lyon, puis la relâche. Elle parvient même à s’échapper du camp de concentration de Ravensbrück où elle fut déportée. En deux mots : une vraie badass !

    Gérard Collomb l’a dit lui-même, « France Pejot était une héroïne de la Résistance ».

     

  • Paul Bocuse et ses muses

     

    Vous ne le saviez peut-être pas, mais Paul Bocuse était un polygame assumé.

    “J'ai trois étoiles. J'ai eu trois pontages. Et j'ai toujours trois femmes" a-t-il confié dans ses derniers instants.

    Pour lui, cuisine et femmes allaient de pair.

    Il y a Raymonde, sa première muse, jolie blonde de Saint-Rambert-d’Ile-Barbe rencontrée à l’adolescence qui l’aidera ensuite à tenir l’Auberge.

    Il y a ensuite eu Raymone, la muse discrète.

    Et enfin Patricia, que l’on surnomme aussi “Fée clochette”, soucieuse de “faire briller sans relâche l’étoile Bocuse”.

     

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