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Les liqueurs de la région Rhône-Alpes, une longue histoire

Histoire de Lyon

le 07/03/2019

Nous avons là une région riche en mariage de plantes alpines, de fruits, et d’un savoir-faire certain. Il en découle des produits appréciés et distribués à grande échelle. Voici un petit zoom sur la Chartreuse verte et l’Arquebuse de l’Hermitage

  • La chartreuse verte (55°)

     

    Il en va ainsi de la fameuse Chartreuse, dont les débuts remontent à 1604 lorsque le maréchal d’Estrées remit un manuscrit des plus secrets aux moines de la Chartreuse de Vauvert. Dans ce rouleau de papier se trouvait la formule d’un « élixir » bien spécifique, d'origine inconnue. Ce n'est qu'en 1737, que cet « Elixir de longue vie » commença à être sérieusement étudié par le Monastère de la Grande-Chartreuse. Très complexe, cette potion avait en effet été laissée de coté durant plusieurs années. 
     

    La « Liqueur de santé », ou encore Chartreuse Verte à 55°, a été mise au point en 1764. Celle-ci connu un succès rapide, cependant limité à la région dauphinoise. La recette de cet élixir fut reçue par les Chartreux de Paris. Une longue liste de plantes, autant vous dire qu’il fallait être à la pointe question botanique. L’histoire est bien longue, mais sachez qu’aujourd’hui, la recette est gardée par deux moines chartreux. Ces derniers sont maîtres du dosage des plantes apportées au monastère. Ils en contrôlent même les différentes phases de fabrication ! Quant au conditionnement des liqueurs, leur mise en avant publicitaire et enfin leur vente, c'est la société Chartreuse diffusion qui en est à la tête depuis 1970. Avec un million de bouteilles de Chartreuse par an, cela en fait l’une des liqueurs les plus bues dans le monde.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ci-dessus, une vue du monastère de la Grande Chartreuse. Pour ceux qui souhaitent plonger au coeur de l'histoire, rien de tel que de se rendre sur place. Partez sur les traces du fondateur de l'Ordre des chartreux, connu sous le nom de Saint Bruno. Un lieu où le silence règne, propice à la méditation. Vous pourrez y admirer les sommets du Grand et du Petit Som

     

     

     

     

    L’Arquebuse de l’Hermitage

     

     

     

     

     

    C’est en 1857 que la formule finale de l’Arquebuse de l’Hermitage est arrêtée. Frère Emmanuel, infirmier et herboriste de la Communauté des Frères Maristes du Monastère de l’Hermitage en est à l’origine. Il élabore une décoction à partir d’extraits de 33 plantes aux multiples vertus. Selon la légende, ce breuvage était utilisé pour soigner les blessés à coup d’arquebuse, une arme à feu. Ce qui lui valut ce nom.

     

    Après un exil des maristes en Italie, en passant par Carmagnola avant de revenir à Saint-Genis-Laval, un entrepôt est construit au 10 quai Maréchal Joffre, à Lyon. Les stocks en provenance d’Italie y sont stockés. Les locaux devenus trop petits, les fûts sont déplacés au 11 rue Elie Rochette. Depuis 1986, c’est l’entreprise Cherry Rocher qui commercialise l’Arquebuse de l’Hermitage.

     

     

     

    D’autres liqueurs existent et se trouvent un peu plus loin. C’est le cas par exemple de la Grande Dauphine près de Bourgoin-Jallieu, ou encore des liqueurs de la distillerie d’Eyguebelle dans la Drôme ; mais aussi la Gentiane, l’absinthe et l’alcool de Génépi dans l’Isère.

     

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