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Le Terminal : vent de fraîcheur sur la nuit lyonnaise

Que faire à Lyon ?

le 11/04/2013

On connaissait le DV1, lieu d'expérimentation artistique par excellence, très prisé du collectif Ed'n Legs qui y produit régulièrement des artistes à tendance électro. On raffole de la Plateforme lorsque celle-ci troque ses tables de cocktail contre des platines pour prendre des allures de club hors normes, comme en janvier dernier lors de la soirée 'Bar 25'. On ne rate jamais les soirées 'Déstructuré' au Ninkasi Kao pour leur line up diversifiée et de grande qualité. Enfin, on adore vibrer sur la deep house de Manoo, résident de l'Ambassade, pour en ressortir à l'aube lorsque les premiers rayons du soleil percent de leur éclat blême la noirceur de la nuit. 

Mais le Terminal est un endroit singulier. Il rejoint ses grands frères sur de nombreux points : l'électro pour credo, une programmation de qualité, des artistes issus de la scène internationale et une fermeture tardive. Et pourtant, il a tout de différent. Situé au cœur de Lyon, ce club intimiste a placé la barre haut dès son ouverture. Son leitmotiv ? Proposer « une programmation réfléchie et une musique pointue pour le plus grand plaisir des oreilles fines ». 

Intrigué, j'enfile un jean troué et mes vieilles Blazer pour me lancer à la découverte de ce lieu atypique. Impressions à chaud. 

Devant le mur aveugle du club se retrouve une clientèle hétéroclite : étudiants branchés, hipsters initiés, jeunes actifs déphasés et homosexuels assumés. L'attente n’est pas longue. Dans l’entrée, les bruits étouffés de la salle parviennent à mes oreilles et attisent ma curiosité. Au rythme des beats acidulés, je sens mes pulsations cardiaques s'accélérer. Je pénètre alors dans l'enceinte du club. 

Dans une salle à taille humaine, la foule évolue entre le bar et la piste de danse sous une lumière tamisée, entrecoupée par les flashs des tubes néon. Derrière les platines, l'Américain Jimmy Edgar mixe un set intelligent aux transitions soignées. Le son est d'excellente qualité et rend l'expérience musicale d'autant plus intense. Progressivement, les voix s'alignent sur les rythmes incisifs des morceaux, les corps bougent sur les sonorités dance et les sens s'éveillent à l'apparition des notes de synthé. 

Vers 3 h du matin, l'ambiance atteint son climax. Le club entier vibre sur les variations du DJ set. Une étrange sensualité enveloppe le lieu. Sur la piste, les corps se rapprochent et s'entremêlent tandis qu'à l'étage, les discussions résonnent dans le fumoir. Petit à petit, je perds la notion du temps et de l'espace. 

Le Terminal porte bien son nom. Dans ce lieu, peu importe d'où vous venez, l'essentiel est de savoir que vous y finirez. Que dis-je ? N'y allez pas ! Sinon ce club tombera en désuétude sous la pression des masses de noctambules désabusés. Néanmoins, le Terminal est bien parti pour rester au cœur de l'actualité sonore et nocturne.

 

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0 commentaire

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  • André T-chiné

    Petit Débutant

    le 12/04/2013

    ce serait bien de mettre le nom des auteurs aussi

    • gegedu69

      Pro

      le 15/04/2013

      L'auteur est le Petit Paumé, depuis 1968 ! Gégé.