20150125_130540_0 - Petit Paumé

Le Petit Paumé au Sirha

Vivre et sortir avec le Petit Paumé

le 28/01/2015

Guide des restaurants et loisirs lyonnais depuis 47 ans, le Petit Paumé se devait d’aller tâter un peu du salon du Sirha ce dimanche 25 janvier 2015. Si les rédacteurs du fameux city-guide - néanmoins simple et modeste - exhortent sans cesse leurs confrères lyonnais à sortir leur nez dehors le weekend, il n’est pas facile de les incliner, eux, à sortir leur pif du lit un dimanche matin.

Rappelés à leur devoir par un réveil au Doliprane, nos deux arsouilles se sont décidés à faire preuve de bonne volonté et ont bravé vents, marées, Charybde, Scylla, et quelques Lestrygons pour atteindre la lointaine contrée de Chassieu (69680, mais c’est à Lyon, m’a-t-on dit) où se déroulait le fameux Ostensoir Général de Savoir-Faire Français (OGSSF), plus communément appelé Sirha World Cuisine Summit.

Nos deux margoulins, entendant Sirha, crurent comprendre qu’on leur servirait du vin. C’est pourquoi, arrivés sur place, ils ne manquèrent pas de surprise en voyant les spécialistes du lavage de nappes, les empêcheurs-de-glissage-de-chaise, technico-flambeurs de brochettes et autres designers-créateurs de tabliers étaler leurs produits et vanter leurs mérites (avec raison, cependant !).

Sachant qu’ils seraient rapidement fatigués et ennuyés par la marche, ils optèrent pour la visite du hall le plus proche, le numéro 6. A la réflexion, point de hasard ici, puisque le numéro 6, ayant un sens de rotation dextrogyre, symbolise soleil, lumière, esprit, et bonne aventure. Mais nous digressons ici.

Franchissant les grandes portes de ce hall, donc, nos deux maquignons (je vais tourner court, il ne faut pas que j’aie à les qualifier à nouveau) découvrirent un monde bien différent de celui qui s’était d’abord offert à leurs yeux. Point besoin de marcher encore des kilomètres, ou même de rentrer un jour à la maison ! Tout était là. A des distances plus que raisonnables, s’étalaient les plus grandes maisons-de-vie françaises et internationales: canard Masse, foies gras Alban Laban, huiles d’olives Antico Frantoio Carletti, miel et nougats Alemany, jus et nectars Alain Milliat, Cointreau et liqueurs diverses, Caviar de Neuvic…

Nos deux sacripants étaient fort impressionnés mais n’en oublièrent pas non plus le but de leur visite. Voyant que 10 heures 30 heures approchait, ils se mirent en quête d’un endroit où faire ripaille. Accostés par un homme bien mis à l’accent exotique, ils se firent rapidement asseoir, sans lutter, à une table hongroise dont on ne leur avait pas fait la réputation mais qui, ayant l’air d’une brasserie autrichienne du meilleur goût, ne leur donna pas envie de prendre leurs jambes à leur cou pour autant.

Accoudés au bar - cette position n’était pour eux une nouveauté, il faut le dire - ils dégustèrent les mets hongrois les plus fins, concoctés par six chefs tenant chacun leur établissement à Budapest. Très heureux de leur bombance ils décrétèrent le Boutiq’Bar, restaurant de l’un des chefs, RPPP sur le champ. Ce restaurant, situé à H-1062 Budapest Paulay Ede u. 5., ravira plus d’un baladin allant se perdre dans ces contrées orientales.

Leur faim assouvie, ils commencèrent enfin à s’intéresser à ce qu’il se passait vraiment au Sirha. Et leur aventure prit alors une tournure extraordinaire. Suivant la trajectoire dextrogyre du 6, ils croisèrent d’abord l’humble et superbe Christian Tetedoie, qui leur communiqua sa vision de la cuisine en trois mots: transmission, partage, émotion.

Tout émoustillés par cette révélation, nos deux tire-au-flanc durent faire halte un instant. C’est là qu’ils croisèrent, sans le vouloir, Jérôme Bocuse, fils de l’illustre Paul, charmant et chaleureux, qui prit le temps de leur parler, lui aussi, de cuisine et de restaurants.

 

 

N’en pouvant plus, étourdis, ahuris, nos deux carottiers furent contraints de s’asseoir. Et là, quelle ne fût pas leur surprise quand ils réalisèrent qu’ils se tenaient devant le championnat du monde de pâtisserie ! Alors qu’ils reprenaient juste leurs esprits, 11 nations s’affrontaient par la réalisation de desserts plus affolants d’inventivité les uns que les autres. Cette farandole de merveilles sucrées fut leur coup de grâce. Dans le bus qui les ramenèrent en ville, ils paraphrasèrent Dac et dirent: « de tous les arts, celui qui nourrit le mieux son homme, est l’art culinaire ». 

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