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Interview : La Mamie's, le collectif décomplexé

Que faire à Lyon ?

le 06/02/2017

Comment est née la Mamie’s ? D’où vient ce nom ?

Nous sommes une bande de potes avant tout, issus de rencontres des bacs à sable, de collège, d’école et de teufs. Des DJs et organisateurs d’événements depuis 2007, fédérés autour de l’amour du vinyle et de la volonté de mettre sur pied des événements libres et accessibles.

Tout a commencé par des fêtes informelles à 100-150 personnes dans une maison désaffectée en banlieue parisienne. On en a fait une dizaine avant que le spot devienne trop petit pour y organiser des événements sûrs. C’est là-bas que nous avons appris, sur le tas, les rudiments de la production événementielle et du DJing. Ces locaux sont maintenant nos bureaux.

Le nom de La Mamie’s vient du fait que certaines portes au rez-de-chaussée de cette maison étaient condamnées par mesure de sécurité et nous avions coutume de dire que notre grand-mère y dormait de façon à ce que le public ne fasse pas trop de bruit dans la cour.

 

Quelle est votre philosophie ?

Le partage, la rencontre et la danse all night long.

 

House, disco, reggae, jazz, pourquoi une telle pluralité dans votre programmation ?

On pourrait citer tous les styles, on aime beaucoup le Hip-Hop également etc...
Une telle pluralité car elle reflète nos influences, nos sets en clubs et nos radios shows qui sont des exercices totalement différents. On aime la musique telle qu’on la ressent et pas parce qu’elle reflète un style !

En plus, nous sommes 6 donc forcément, les goûts sont différents, les parcours musicaux et la culture de chacun également permettent d’étoffer chaque jour le style « Mamie‘s ». On cherche des disques en physique et sur le net à longueur de journée.

 

Vous fêterez cette année vos 10 ans, quel bilan ? Quels sont vos prochains défis ?

Compliqué d’établir un bilan, plein de beaux souvenirs à l’origine et au résultat de belles rencontres. Je pense que l’on arrive toujours à défendre ce rapport de proximité avec notre public qui nous est cher. Après 10 ans d’existence et 5 ans de réelle activité on peut dire que les dés sont jetés : nous jouons tous les week-ends en temps que DJ, nous avons monté notre label (Mamie’s Records) et mis sur pied 2 festivals d’avenir (le Macki en banlieue parisienne et le Shi Fu Miz à Hong-Kong). Tous les indicateurs sont donc au vert pour continuer sur cette lancée et continuer à vivre de notre passion.

Les prochains défis seraient de développer et de pérenniser le label, d’exporter nos DJ sets ailleurs en Europe et en Amérique et pourquoi pas de monter un nouveau festival !

 

Quel rapport avez-vous avec la scène lyonnaise ?

On a commencé à observer la scène lyonnaise à travers des discussions avec les copains du disquaire Groovedge, que l’on connaît depuis une bonne dizaine d’années maintenant. On a ensuite rencontré les gars d’ENCORE, de RTU et enfin de Chez Émile, qui distribuent le premier disque signé sur notre label (Kodäma). On commence donc à bien connaître le petit monde de la musique électronique par chez vous.

 

Pourquoi le Transbordeur ? Comment appréhendez-vous cette soirée ?

On y avait passé une excellente soirée en juillet alors que l’on jouait toute la nuit à l’extérieur. Et c’est vrai que les deux salles intérieures sont magnifiques, le Club avec ses vieilles coursives métalliques et l’impression d’immensité du Transbo nous ont donné envie d’y poser nos disques. Cette soirée était la meilleure occasion.

On pense que le public va être assez hétéroclite et on aime ça. Il y en aura pour tout le monde. En tout cas vous savez où nous trouver, toute la nuit dans le Club !

 

D’où est née cette relation avec le collectif lyonnais Encore ?

Il me semble que cette relation est née suite à des échanges via nos pages Facebook respectives ! Ça faisait pas mal de temps que l’on regardait avec intérêt cette scène et après un premier set au DV1 il y a quelques années, l’envie d’y retourner était forte. C’était aussi le moment où l’on cherchait à structurer la société et à lancer des projets ailleurs qu’à Paris. Depuis, les 3 gars d’ENCORE sont devenus des potes, on apprécie leur boulot, même si leur humour a parfois des limites.

 

Comment se situe Lyon sur la scène musicale française ?

Lyon et ses environs (Valence, Grenoble, Saint-Étienne notamment) sont des viviers de jeunes producteurs et pas seulement sur le plan de la musique électronique !

 

Le mot de la fin ?

C’était mieux après.

 

 

Crédit Photo : Flavien Prioreau

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