vincent_dupont Stéréoscopia - 17 ème Biennale de la Danse  - Petit Paumé

Stéréoscopia - 17 ème Biennale de la Danse

20 sept. 2016 - samedi 24 sept.

20 sept. 2016 - samedi 24 sept. Stéréoscopia - 17 ème Biennale de la Danse

C’est troublant, excitant. Drôle également. Stéréoscopia convie le (jeune) spectateur à une expérience immersive et totalement abstraite.

Comme toujours avec Vincent Dupont, il s’agit de plonger dans un univers aux frontières de la danse, du théâtre, de la performance et des arts plastiques, un univers de sensations nouvelles et toujours renouvelées.
Tout d’abord comédien avant de s’intéres- ser à la danse, Vincent Dupont développe dans son œuvre une réflexion sur la capillarité entre les arts, en recherche de nouvelles questions autour de l’image et sa vitesse de perception. Chaque spec- tacle est une expérience inédite.
Dans Stéréoscopia, il rend hommage au peintre florentin Jacopo Chimenti qui anti- cipa la stéréoscopie au XVIe siècle, ce que le langage courant nomme aujourd’hui la 3D, en réalisant deux dessins du même sujet vu par chacun des yeux. En déca- lant les images. Les couleurs. Les sons. Il a cherché l’écart pour accéder à une perception renouvelée. Une manière d’ex- plorer les rapports entre attraction et répulsion, désir et angoisse de la chute, entre son corps et celui de l’autre.

Les spectateurs sont tous équipés d’un dispositif sonore en stéréo, qui les relie à la respiration des interprètes, les immerge dans une bulle et perturbe leurs repères. Salle noire, sons indéfinis mais infiniment évocateurs plantent un décor troublant. Deux formes semblables émergent du noir, reproduisent les mêmes mouvements, puis imperceptiblement, dévient légère- ment. Cadrées comme au cinéma, elles deviennent support à l’imaginaire, bulbes flottants, femmes fleurs ou créatures mutantes... Ballet horizontal qui renverse la perspective gauche et droite et sème le trouble, menaçant à tout moment de renverser le cadre. « Ici, il ne s’agit plus d’une narration, mais d’une expérience à l’écoute de son propre double où la lumière et les objets viennent révéler le déplacement des émotions et leur poten- tiel, et où les sons créent l’écart entre ce que l’on voit et ce l’on entend. S’ouvre alors un espace d’écoute sur ses propres sensations » écrit le chorégraphe. Là réside la force de Stéréoscopia qui plonge chacun en soi-même et se (le) questionne. Sans jamais perdre le sens de l’humour, aussi décalé que les images de Jacopo Chimenti. Radical, Stéréoscopia conjugue avec brio intelligence et poésie. GVP, extrait du Dossier de Presse Biennale de la Danse

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